High occupancy, exposition de Damir Radovic, du 30 juin au 11 août 2012
Le futur est notre «à-venir» ? Il advient à notre conscience dans nos attentes. Si je n’attendais rien du futur, si je n’avais ni espoir, ni appréhension, ni crainte, ni angoisse, le futur aurait-il un sens ?
Un projet, c’est ce qui me tire en avant et cristallise l’avènement de mes désirs, de mes attentes. « Bientôt, je pourrais… », «Dans un mois, je serai là-bas à … »
Le futur c’est la temporalité même de l’action et de la volonté. Vouloir, c’est toujours vouloir un futur. Vouloir, c’est vouloir que le futur soit ; que le futur soit ce que nous attendons de lui.
Le futur exerce sur nous sa traction continue d’ «à-venir», il nous appelle sur la route du temps. Il donne au temps la dimension d’une aventure, d’une découverte, d’une ouverture des possibles sur l’inconnu.
Commissariat artistique : Lucja Ramotowski-Brunet, Matt Coco et Raphaël Boissy
« -Mes dessins traitent d’architecture ; ils évoquent des souvenirs et soulignent des lieux associés à des nouvelles expériences.
-Construire des espaces et des temporalités neufs peut se dire aussi : Abandonner la terre comme sol, comme pesanteur et découvrir, au-delà de l’immatériel et de la transparence, la légèreté comme expérimentation et nomadisme.
– Avec l’utilisation répétitive des nuages atomiques, des crânes, des étoiles, des flèches,… J’éclaircis une désorientation et je propose une nouvelle organisation
de la société.
– Ces symboles, avec les références si faciles à tracer, représentent la complexité d’une culture exposée au danger de l’autodestruction. Ils peuvent être lus comme des métaphores d’une fin imminente, mais également comme un fort signe d’un nouveau départ. »
Damir Radovic
Né en 1976 à Sarajevo, Damir Radovic, sorti de l’école des Beaux-Arts de Valence et Post-diplôme ENSBA Lyon en 2006. Son travail à fait le fruit d’expositions personnelles à Cologne, Lyon et Sarajevo respectivement en 2011, 2010 et 2007, et collectives à Dresde (2010), au Magasin à Grenoble (2009), à un festival d’art vidéo en à Busan en Corée (2007) ou encore au MAC de Lyon lors de l’édition 2005 de Rendez-vous. Il a intégré pour l’année 2011 une résidence à la Lepsien Art Foundation à Düsseldorf, qui a donné lieu à l’exposition Grants 11/12 et à l’édition d’un catalogue. Il est représenté par la galerie KUK, Krupic Kersting à Cologne et par Duplex 10m2 à Sarajevo.
Artiste installé à Lyon depuis plusieurs années, il développe un travail de peinture, de dessin et d’installation en utilisant des codes, des motifs dans la conscience collective, qu’il détourne pour recréer une nouvelle vision du monde et de la mondialisation.