Victor Caniato

La mort du père, exposition de Victor Caniato, du 18 janvier au 8 mars 2003

Je dédie cette exposition à Carolina et Battista, mes parents.

« Je vais mourir, fit-il péniblement. Je ne me plains pas d’un sort que je partage avec les fleurs, avec les insectes, avec les astres. Dans un univers où tout passe comme un songe, on s’en voudrait de durer toujours. Je ne me plains pas que les choses, les êtres, les cœurs soient périssables, puisqu’une part de leur beauté est faite de leur malheur… » Marguerite Yourcenar, « Le dernier amour du Prince Genghi » Nouvelles orientales, Gallimard, 1963

 » (9-91) En marchant dans la rue, de petits fragments d’acier pénètrent dans mon cœur. Plaque commémorative: « Ici fut lâchement abattu M. Martin, le 13 mars 1944 ». Jean Antonini, Journal de corps. (la Bartavelle, 1998)

« Les figures s’effacent. l’art de Caniato, en fait, est un art de présence. Il cherche et trouve l’aura plutôt que la forme. La petite lumière d’un foyer, dans une grotte évoquant les crèches de l’enfance, est empreinte d’un mystère qui est celui du sacré. » Bernadette Bost (Le Monde- Maison du peuple de Vénissieux)

« En abandonnant, pour un instant, ses travaux rigoureusement austères dans leur totale ignorance des figures humaines, Victor Caniato a tout repris, tout redit. Sur l’homme. Sur la matière. Sur sa naissance à partir de la matière. » David Tran ( Journal Rhône-Alpes, Galerie l’oeil écoute, 1985).

Victor Caniato

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