Les sous-vêtements de la Sainte-Vierge, exposition d’Hervé Burret, du 6 mai au 10 juin 2006
« Hervé Burret est né en 1960, il vit et travaille à Saint Jorioz en Haute Savoie. Elève de Sarkis et diplômé de l’Ecole d’Art de Strasbourg, il développe un travail particulièrement déstabilisant vis-à-vis de l’art sacré, des images pieuses ou de l’iconographie populaire. Sa peinture prend des risques : frôlant le pompier, le kitsch et le naïf sans s’y laisser prendre, Hervé Burret invente une synthèse originale de l’engagement pictural. En évitant la distance critique tout azimut, en tournant le dos à l’artistiquement correct, il trace librement son chemin. Pour autant, il serait vain de le croire en dehors ou contre d’autres démarches contemporaines, car c’est bien dans une dynamique de recherche et d’expérimentation que se situe son oeuvre ».
Alain Livache
« Il est possible de prendre ma peinture par tous les bouts, mais elle pourrait être mal interprétée si l’on pensait qu’elle est représentative. Je ne suis pas préoccupé par la représentation mais par la peinture ».
Hervé Burret
C’est en observant sa toile intitulée La Vierge aux animaux peinte en 1997 qu’Hervé Burret eut l’idée de créer les vêtements invisibles de la Sainte vierge, autrement dit ses sous-vêtements. Pour réaliser ce projet, il s’est adjoint les compétences d’un groupe de lingères de Saint Martin d’Hères (rencontré par l’intermédiaire d’Anne Abou à la suite de son exposition à l’Espace Vallès de Saint Martin d’Hères (74) en 2003). L’exposition présentera la ligne de « haute couture » griffée « Hervé Burret, Lucette Sandra » née de cette étroite collaboration ainsi que des dessins préparatoires et les grandes toiles qui en résultèrent. D’autres peintures comme Le portrait de la fille fleur ou L’autoportrait en fleur de Narcisse complèteront cette exposition en deux temps qui nous interroge tour à tour sur le visible et l’invisible, le fait religieux, la
mode, le sensible…