L’amour romantique a été inventé pour manipuler les femmes, installation de Pauline Fondevilla, du 10 juin au 19 juillet 2003
Pauline Fondevila propose à L’attrape-couleurs une combinaison de peintures numériques et de projections photographiques.
Dans ses travaux récents, l’image n’est pas à dissocier du texte, ils font corps et même forment une sorte de « body of knowledge » au sens d’une mémoire commune (….) Elle incorpore au temps de sa vision fragmentée et rythmée, espace et temps forment la marge d’un cinéma singulier(…) Si « les monuments du XXIe siècle seront les objets quotidiens »¹
Pauline Fondevila fait de ses affiches, de ses projections des lieux de répétition objectivée du quotidien. « On peut définir le déjà vu comme le fait de percevoir quelque chose de présent comme si cela avait déjà été, et l’inverse, le fait de percevoir comme présent quelque chose qui a été. Le cinéma a lieu dans cette zone d’indifférence. »²
1. Bartomeau Mari, in « Timeless Objects », catalogue Rita Mac Bride, 1999.
2. Giorgio Agamben, in « Le cinéma de Guy Debord », « Image et mémoire », coll. Arts et esthétique, ed. Hoëbeke, p. 71.
Extraits du texte de Marie de Brugerolle
In catalogue Les enfants du Sabbath IV
Collection Mes pas à faire au Creux de l’Enfer, 2003
