Vernissage de l’exposition « In between, the main falls » de Yorick Simon

yorick

In Between, the main falls,

une exposition de Yorick Simon

Exposition du 9 septembre au 28 octobre 2023

Vernissage le samedi 9 septembre de 16h à 20h

L’attrape-couleurs a le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition « In between, the main falls » de Yorick Simon :

– ouverture de 16h à 20h en présence de l’artiste

L’exposition personnelle de Yorick Simon se joue au rez-de-chaussée de la tour Panoramique de la Duchère à Lyon. Un ancien espace bureaucratique ayant gardé tous ses attributs d’aménagements. In Between, the main falls est une tentative de diversion autour d’un état de crise ou d’illusion, celui d’une petite structure qui aurait trouvé son point d’équilibre dans la chute. Un état stable mais paradoxalement symptomatique d’une discrète défaillance générale, où les objets ne semblent plus informer autre chose que l’ambivalence de leur propre expression.

Yorick Simon (1996, Lyon) vit et travaille actuellement à Paris. Il a obtenu le DNSEP avec les félicitation du jury à l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Lyon en 2022. Il est lauréat du Prix Linossier 2022. Son travail a donné lieu à une première exposition à Lyon, « Ouvert à tous les vents » en mai 2023 à Monopôle.

Vernissage de l’exposition « lisières » de Nathalie Jover

VISUEL EXPO ATTRAPE COULEURS A5 6 basse deflisières, une exposition de Nathalie Jover

Exposition du 10 juin au 22 juillet 2023

Vernissage le samedi 10 juin 2023 de 16h à 20h

 

L’attrape-couleurs a le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition « lisières » de Nathalie Jover :

– ouverture de 16h à 20h. L’artiste sera présente sur place pour vous présenter son travail.

« Il était passé à côté d’elle, juste à côté d’elle sans la voir. Parce qu’elle était de ces âmes qui ne font aucun signe, mais qu’il faut patiemment interroger, sur lesquelles il faut savoir poser le regard. Un peintre en aurait fait autrefois le sujet d’un tableau de genre. Elle aurait été
lingère,
porteuse d’eau
ou dentellière.»

La dentellière de Claude Goretta, avec Isabelle Huppert,
d’après le romain de Pascal Lainé, prix Goncourt 1974.

L’entrée ne se trouve pas aisément, il faut passer par la gauche, longer un bassin de béton dont l’eau semble le reste d’une pluie lointaine.
Puis, une porte vitrée dont on pousse des poignées d’aluminium.
Un sas, une loge, un présentoir, une deuxième porte vitrée.
Une faible lumière baigne une pièce arquée à quatre pointes et sept fenêtres.
À travers leurs films sans teint, la vue porte à moins de cinq mètres.
Les cadres des fenêtres d’un aluminium épais retiennent notre regard à l’intérieur.
Ricochant sur radiateurs, interrupteurs, multiprises, caches plastique et autres boîtiers avant d’atteindre celui d’un vert lumineux au fond de la pièce qui indique : «Sortie».
Le plafond étend une trame de dalles de polystyrène montées sur rails, interrompue de puits de néons aux claies métalliques. Ils semblent éteindre davantage encore le motif passé d’un lino renvoyant à un minéral
fictif.
Cherchant dans ce dessin des signes quelconques, on observe alors par endroits qu’il fissure et se soulève. Des bosses légères remplissent à peine le creux d’une paume. Lents retours des poussées, débuts de buttes, présages d’autres hauteurs à venir ?
Une tour ramenée à sa part de platitude. Au dos de sa dalle, on cherche l’odeur. Lisière.
Tant d’arêtes portant à défaut la molle matière. Glissements sur écrans refusant le pénétrant, à l’exception parfois d’une insertion de carte sim par une fente fine. Fenêtres sans réalité. Tours érigées à l’algorithme.
Nous avons quitté les lieux, nous avons quitté les lieux.
Milieu porté à sa rupture, lisière.
Rappel des masses, glissements, sédiments.
Le panorama ne parvient pas aux fenêtres.
À défaut, pourvoir les fenêtres.
Art pour rideaux
Désuétude aluminium
Lés et lisières
Ornements d’intérieurs
Boîtiers pour bureautique
Moulures pour baguettes
Satin pour cordelettes.
Petites choses vaines en attente de forêt
On vient pour la voir.
Parce qu’elle est de ces architectures qui sont symbole, de celles dont l’axe est le regard et qui semblent tout savoir. Pourtant dans ces angles froids niche l’enfoui, dans ce corps de béton un grand sommeil.
Une lingère la recouvre,
une porteuse d’eau verse à son pied,
une dentellière dépose un ouvrage.

Nathalie Jover est née à Paris en 1978, elle est diplômée de l’UFR Biosciences Lyon 1, de l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans, de la Maison de la céramique de Dieulefit et de L’ESPE de Saint-Étienne. Son travail a dernièrement été exposé au centre d’art «Le Manoir» à Mouthier-Haute-Pierre dans de Doubs, et dans le cadre du parcours d’art contemporain «Sillon» dans la Drôme en 2019 et 2021.
Après 8 ans passés dans l’atelier partagé «LaMezz» près de Lyon, elle a installé son atelier dans la Drôme en 2022.

L’attrape-couleurs est ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h ou sur rendez-vous. Entrée libre et gratuite.

APPEL À MODÈLES, Colligere par Philippine de Joussineau

COLLIGERE-IMAGE

APPEL À MODÈLES

pour le projet photographique

Colligere par Philippine de Joussineau

Dans le cadre de sa série photographique Colligere, l’artiste Philippine de Joussineau cherche des modèles volontaires pour poser torse nu et prêter leur image au projet.

Via une prise de vue au polaroid, puis le transfert de la photographie sur un élément provenant de la nature (rochers, coquillages…),elle souhaite intégrer des volontaires à son processus créatif et faire découvrir sa pratique à un large public.

Ce projet est soutenu par L’attrape-couleurs qui lui a prêté un atelier temporaire.

Les séances photos auront lieu dans son atelier à L’attrape-couleurs.

Pour participer à ce projet,

merci de contacter Philippine de Joussineau avant le 22 juillet :

philippinedejoussineau@gmail.com

06 73 64 28 58

SÉRIE COLLIGERE

Le projet Colligere est une invitation à rencontrer des minéraux et des végétaux, qui m’ont toujours fascinés. C’est un travail de recherche, dont le support est cueilli en pleine nature. Partir marcher en quête de ceux qui m’appellent. Ils portent la trace du temps, dont le projet Colligere tente d’en transmettre l’histoire. 

Recueillir des pierres, des coquillages, du bois, des feuilles dans leur environnement naturel, sur lesquels je réalise un transfert d’émulsion à partir d’une photographie polaroïd. Je prélève lorsque la photo est fraîche. C’est un geste technique qui arrache au support prévu pour placer ailleurs une image forcément tordue, fossilisée. 

Le projet au polaroïd se construit par le chemin des formes: l’image est une sculpture, une gravure, un modelé de lumière pleine et tangible qui sort de l’ombre pour venir dire le corps. Les modèles, au buste nu, prennent la pose. L’image rend un geste – des bras de Shiva, de danseuse, d’apparat, se tiennent comme extérieurs à des corps, coupent les ombres, font retrait ou saillie, obstacle ou chemin du regard. 

L’accumulation de portraits, leur minéralisation, est à rapprocher de ce geste originel qui est de collectionner, de rassembler, d’agencer. 

C’est un projet qui interroge l’archive, l’image, l’échelle. Une galerie de corps en lutte contre la planéité de l’image. Un questionnement sur l’appartenance de l’homme au vivant.

Après une formation d’un an à l’Ecole Nationale Supérieure de Photographie à Arles, Philippine de Joussineau se consacre pleinement à la photographie depuis 2018. Son travail interroge notre rapport au monde et le paradigme dans lequel notre société nous façonne. Biophile engagée, son travail photographique s’inspire de la spiritualité au sens large et des aspects scientifiques et philosophiques du vivant basés sur la symbiose. Elle utilise essentiellement la photographie argentique, ainsi que des procédés de tirages alternatifs qui lui permettent d’explorer de nouveaux supports. Elle travaille différentes techniques telles que le transfert d’émulsion sur pierre, le gelatino-bromure sur verre, le cyanotype, et l’anthotype sur végétaux.  La peinture et la couture sur tirage, le collage ou encore la vidéo sont également des terrains d’expérimentations qu’elle affectionne. 

 

Samedi 1er avril, finissage de l’exposition « Après Lothar »

Après Lothar, une exposition de Valentin Defaux

Exposition du 11 février au 1er avril 2023

Finissage le samedi 1er avril 2023 de 14h à 18h

 

L’attrape-couleurs a le plaisir de vous convier au finissage de l’exposition « Après Lothar » de Valentin Defaux :

– ouverture de 14h à 18h. L’artiste sera présent sur place toute l’après-midi.

« Après Lothar, J+1. Noir total, plus un kilowatt-heure n’arrive au village. Les arbres sont couchés sur les routes et la rivière a débordé. Les anoures quittent les berges et viennent envahir la cour, le garage et la cave. Ils finiront par quitter les lieux mais désormais il ne sera ni rare, ni étonnant d’en retrouver de-ci de-là cachés dans l’angle d’une pièce.

Après Lothar, J+8448. Tout s’est mis à sombrer lentement, les matières s’érodent, les objets régressent, même le bâti semble différent. Ici s’opère une relecture de l’espace et de ses fonctionnalités, les cloisons décomposées murmurent le scénario d’une douce dégringolade.

L’exposition de Valentin Defaux à L’attrape-couleurs réinterprète un événement vécu : la tempête Lothar, qui a ravagé la France en 1999. En interrogeant les limites entre mémoire et imagination, il amorce une fiction qui se déploie dans l’espace d’exposition en mêlant geste architectural et sculptures de céramique. » Extrait du texte de l’exposition