Samedi 23/05 Vernissage de l’exposition de Clémence Rousseau
Chambre de jour, heure bleue, Clémence Rousseau
L’exposition Chambre de jour, heure bleue de Clémence Rousseau est présentée à L’attrape-couleurs du 23 mai au 25 juillet. Le vernissage aura lieu le samedi 23 mai de 16h à 20h avec une lecture à 18h.
Clémence est une artiste plasticienne et performeuse née à Pierre-Bénite (Rhône) en 1994. Elle est diplômée de l’ESAD Valence en 2019 et a intégré les ateliers du Grand Large de 2020 à 2023 puis la Friche Lamartine en 2025 (Lyon). Elle a depuis été en résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers et à la Factatory (Lyon). Elle est aussi barista dans le bar TGV depuis plus de dix ans, ce qui alimente et fait voyager son travail.
Si son travail est toujours en déplacement, il est aussi une invitation à la pause. Le rideau veille. L’écran stagne. Elle est assise en terrasse. Le café est dans la tasse. Le train est arrêté en pleine voie. Elle s’apprête à lire. À partir de collections qui se déploient dans l’exposition comme des motifs récurrents, inspirés par la poésie des paysages du réel et de son quotidien, elle souhaite convoquer un espace de projection où des récits, des errances mentales ou physiques se tissent. C’est comme si elle avait voulu mettre la pièce en page(s). Le fil conducteur est bleu. Il est la voix-off de celle qui raconte. Un horizon qui longe les murs de l’Attrape-Couleurs. Une ligne bleue qui frôle le sol.
Prolongation : Appel à candidatures – programmation 2027 expositions
Dans le cadre de sa programmation artistique 2027, L’attrape-couleurs lance un appel à candidatures pour ses expositions, ouvert à tous·tes les artistes professionnels·elles.
Lieu : L’attrape-couleurs, Espace d’art contemporain, 9e arrondissement de Lyon Période : 1er , 2e, 3e ou 4e trimestre 2027 Date limite de candidature : Le dimanche 3 mai 2026 Conditions : Les candidat·e·s peuvent postuler sans condition de nationalité et sans restriction d’âge. Tous types de pratiques artistiques sont acceptées, ainsi que les projets personnels, collectifs ou de commissariat.
Un comité artistique constitué de membres volontaires du conseil d’administration de L’attrape-couleurs, se réunira pour examiner les dossiers courant mai. Les réponses seront données via notre site internet au plus tard le 30 juin 2026. Le comité de programmation sera particulièrement attentif aux approches qui prennent s’inscrivent dans l’espace d’exposition de L’attrape-couleurs.
Pour candidater, les artistes doivent envoyer un seul dossier PDF de 12 pages maximum, incluant :
un texte présentant la démarche avec des visuels des œuvres ;
un curriculum vitae avec les coordonnées personnelles ;
une note d’intention pour le projet d’exposition
Les dates souhaitées 1er, 2e, 3e ou 4e trimestre (les dates précises seront communiquées ultérieurement)
Le dossier artistique sera envoyé à L’attrape-couleurs avant le dimanche 17 mai 2026 aux adresses suivantes : attrapecouleursac@gmail.com etcontact@attrape-couleurs.com
NB : suite à un soucis avec notre boîte mail, l’appel à candidature initialement prévu jusqu’au 3 mai a été prolongé jusqu’au 17 mai. Si vous n’avez pas reçu d’accusé de réception, merci de nous renvoyer votre dossier par mail.
Exposition du 28 février au 2 mai. Vernissage le samedi 28 février de 16h à 20h.
L’exposition a necessary escape sera une tentative de fuite (minime mais essentielle). Non pas une fuite spectaculaire, plutôt une respiration vitale, un interstice dans lequel se glisser pour continuer à exister. Il ne s’agit pas de quitter le monde, mais d’en déplacer les contours. Creuser une brèche dans l’ordinaire, trouver un passage secret derrière une surface, détourner les signes pour y glisser un souffle neuf. Dans ces gestes se jouent à la fois la nécessité de survivre et l’invention d’espaces intimes. L’évasion se fabrique avec peu : un détail, un objet détourné, une couleur. Elle devient une manière de tenir, de respirer, d’habiter autrement. L’exposition désigne donc moins une fuite qu’une stratégie de vie, une manière d’affirmer que le fragile, l’imaginaire et le poétique sont des issues possibles.
Le jaune comme issue :
Le jaune traverse l’exposition. Il se dépose sur les murs, filtre la lumière des néons, tamise les fenêtres, s’infiltre dans les sculptures et les objets. C’est une couleur qui ne se contente pas d’habiller l’espace : elle l’inonde, l’altère, l’ouvre. Jaune d’œuf, cœur fragile protégé par une coquille ; jaune lumineux, comme une trouée solaire dans une pièce close. Il porte en lui cette double tension : matière intérieure, intime, et éclat extérieur, irradiant. Ni signal d’alerte ni simple décor, le jaune agit ici comme une invitation à franchir la limite, à imaginer une possible sortie.
Design graphique: Buliash Todaeva
Restitution de résidence d’Elodie Tranchant
Restitution de résidence d’Elodie Tranchant le 23 janvier 2026 de 14h à 18h.
Élodie Tranchant est né·e en 1999 à Saint-Étienne, habite et travaille à Lyon. Sa pratique protéiforme se développe entre la performance, l’écriture, la musique, la sculpture, l’installation et l’édition. IElle entremêle souvent ces médiums pour mettre en forme des questionnements politiques, sociaux, écologiques ou encore féministes. Ses performances mettent en scène et en voix des groupes de personnes, des communautés matriarcales, queers, autonomes, qui se rassemblent et se reconstruisent ensemble grâce aux affects dans des contextes souvent apocalyptiques (effondrements climatiques, sociétaux, disparition). Élodie essaye dans ces thématiques souvent angoissantes, pessimistes et nihilistes de proposer des modes d’action collectifs, qui permettent de surmonter les difficultés des contextes narratifs qu’ielle déploie, notamment via des formes de rituel. Ses installations et sculptures, elles, relient les objets à une corporalité, à un aspect viscéral propre aux êtres-vivants. Souvent, elles s’ancrent dans l’espace domestique via le choix des objets, qui ont un rapport avec le corps, l’intime, dans leur utilité première ou secondaire (matelas, couette, miroir, cadres, chauffe-eau…). Récemment ielle développe des formes sculpturales liées aux légendes et histoires peuplant les lieux qu’ielle rencontre.
IElle s’inspire de symboles et références liés aux genres de l’horreur et d’anticipation post-apocalyptique, tantôt à la religion chrétienne, aux esthétiques médiévales, aux musiques dites extrêmes (doom, black metal) et encore au bondage. Le point commun de ces domaines est la façon dont les corps sont tiraillés et mis en scènes entre souffrance, désespoir et des sentiments comme le plaisir, l’espérance ou encore la rédemption, mais aussi par la présence ou par l’esthétique de personnages archétypés comme lae sorcièr·e, le diable, des sirènes, démons ou succubes. Les objets d’Élodie se chargent alors d’un double statut, entre sculpture et objet performatif, que l’on retrouve aussi dans ces moments charnières que sont les rites, rituels et prestations scéniques. Lors de sa résidence à L’attrape-couleurs, Élodie expérimente des formes pour une prochaine performance, De l’eau, de l’eau, de l’eau. Cette performance mêle texte, chant, sculpture et gestes rituels, dans une narration fictive apocalyptique. « En France, dans un futur ravagé par la sécheresse, trois personnages veillent sur une piscine, réserve d’eau locale qui ne se remplit qu’une semaine par an, lors d’une pluie drue et cruciale, devenant un enjeu économique et social. » Cette performance interroge l’éco-anxiété et les inégalités sociales exa cerbées par l’effondrement climatique. Le texte, porté par plusieurs voix, propose une forme de rituel partagé qui traverse des questions de lutte des classes, de répartition des ressources, et de faire ensemble grâce aux affects dans un monde en mutation.
Les expérimentation d’Élodie se focalisent sur une scène « mémoire » de la performance, se jouant dans une chambre, on y voit deux personnages, Ondine et Ophélie discuter de leur amour naissant. L’esthétique de ce souvenir prend forme dans de la paraffine moulée, des éléments recouverts de plâtre et des bougies fondant, s’entremêlant à ou mimant des objets du quotidien.
Lauréats résidences 2026
Suite à notre appel à candidatures pour les résidences 2026, nous remercions tous les candidats pour la qualité des dossiers reçus. Il a été difficile de choisir et notre comité artistique a élu les lauréats suivants :
Raphaelle Detheve Léa Laforest Matthieu De Malte Chloé Malloggi
Merci à tous ! Un prochain appel a résidence sera bientôt publié pour les expositions 2027.
Les Arpents du Paradis, expo de Cécilia Philippe
Exposition du 29 novembre au 7 février. Vernissage le samedi 29 novembre de 16h à 20h.
Née en 1985, Cécilia Philippe s’est d’abord formée au graphisme et à la photographie à l’Ecole des Beaux-Arts de Cambrai. De cette formation, elle conserve le goût de la structure, de la composition et des couleurs. Son travail s’enracine dans une réflexion sur l’histoire du jardin occidental, espace de domination de la nature, de spiritualité et de création.
Le jardin ornemental, rappelle-t-elle, s’ancre dans la relation paradoxale que l’humain entretient avec la nature : un désir de contrôle, traversé par la nostalgie du paradis perdu. Cécilia Philippe affectionne particulièrement le jardin à l’anglaise, fait de désordres calculés pour donner le plus savamment possible une impression de nature. Cette tension entre naturel et artificiel infuse sa démarche : composer, répéter, imiter tout en laissant la place à l’inattendu.
Le titre de l’exposition, Les Arpents du Paradis, est une invitation de l’artiste à la déambulation et à la contemplation. L’arpent, unité de mesure ancienne et imprécise, a donné le verbe arpenter: mesurer le monde, mais aussi le reconnaître. C’est une activité que l’artiste pratique assidûment, marchant, observant, traversant forêts, campagnes et jardins, selon le rythme des saisons. C’est là qu’elle puise son inspiration, attentive aux cycles, aux floraisons, aux variations de lumières et de couleurs. Le paradis évoqué ici est évidemment le jardin, un jardin devenu légèrement dystopique, où sa beauté se heurte à sa propre artificialité.
Dans le cadre de sa programmation artistique 2026, L’attrape-couleurs lance un appel à candidatures pour ses résidences, ouvert à tous·tes les artistes professionnels·elles.
Lieu : L’attrape-couleurs, Centre d’art contemporain, Lyon 9e Période : 1er , 2e, 3e ou 4e trimestre 2026 Date limite de candidature : Le dimanche 30 novembre 2025 Conditions : Ouvert à tous types de pratiques artistiques
La résidence de L’attrape-couleurs se veut être un véritable soutien à la création artistique en mettant à disposition et de façon gracieuse un atelier de 15m² à destination d’un·e artiste en cours de professionnalisation ou en début de carrière.
La résidence s’adresse à un·e artiste sérieux·se, qui a besoin d’un espace calme pour travailler et désireux·se de montrer son travail en faisant une ouverture d’atelier lors des vernissages et finissages des expositions temporaires, ainsi qu’une restitution de résidence. Un compte-rendu de résidence devra être rédigé.
Le comité artistique de L’attrape-couleurs, se réunira pour examiner les dossiers courant décembre. Les lauréats.tes seront annoncés.es sur notre site internet avant le 31 décembre 2025.
Enseignant ? Venez visiter L’attrape-couleurs avec vos élèves et étudiants.
Visites commentées
L’attrape-couleurs propose dans ses locaux des visites commentées pour chacune de ses expositions et des ateliers de pratiques artistiques. Ouvertes et adaptées aux publics, plus particulièrement les scolaires de cycle 2 et cycle 3, ces visites permettent de faire découvrir les œuvres ainsi que la démarche de l’artiste.
Les visites commentées sont prévues pour durer 30 min. Un livret de jeux à destination des enfants qui savent lire et écrire leur sera remit afin qu’ils puissent observer par eux-mêmes les objets de l’exposition et appréhender le processus de création de l’artiste. Ce moment sera suivit d’un temps d’échange.
Des visites adaptées à des étudiants d’études supérieures peuvent également être organisées.
Ateliers
Des ateliers sont également organisés en lien avec les thèmes des expositions et permettent d’aborder un ou plusieurs aspects du travail des artistes et de se familiariser avec leur pratique. Les ateliers durent en général 1h. L’espace pour les ateliers est limité à 19 personnes. Aussi, les ateliers peuvent se faire en demi groupe en alternant visite et atelier (45 min chaque temps).
Informations pratiques
Durée visite + atelier : 1h30. Les mercredis, jeudis ou vendredis matins entre 9h30 et 12h.
Tarifs : gratuit pour les adhérents. Adhésion annuelle à l’association à hauteur de 80€ pour une classe. Tarif groupé pour une école. 35€ pour les non-adhérents.
Artiste plasticienne coréenne, née en 1991, Sohyun Park travaille entre Lyon et Séoul. En 2019, elle est diplômée des Beaux-Arts de Grenoble et développe depuis un travail autour de ses allers-retours entre la France, la Corée et les pays alentours. Elle a une pratique du dessin, de la peinture et des maquettes. Elle présente à L’attrape-couleurs également de la broderie et des photographies.
Sidereus Nuncius (traduit du latin par « Le messager des étoiles »), tire son nom du premier ouvrage scientifique sur l’astronomie rédigé à partir d’observations à la lunette astronomique, par Galilée en 1610.
L’exposition présente une histoire oubliée des civilisations par l’étude des constellations dites obsolètes, des planètes il y a 4 milliards d’année, de la Lune. L’artiste coréenne Sohyun Park s’intéresse à l’histoire de l’humanité à travers l’étude des astres, des récits historiques et scientifiques. Elle utilise la cartographie pour tenter de comprendre notre position dans l’Univers.
Ce travail de restauration des souvenirs ancestraux est une tentative de renouer avec ces récits oubliés entre le Ciel et les Hommes.