a necessary escape, expo d’Alan Croissant

Exposition du 28 février au 2 mai. Vernissage le samedi 28 février de 16h à 20h.

L’exposition a necessary escape sera une tentative de fuite (minime mais essentielle). Non pas une fuite spectaculaire, plutôt une respiration vitale, un interstice dans lequel se glisser pour continuer à exister. Il ne s’agit pas de quitter le monde, mais d’en déplacer les contours. Creuser une brèche dans l’ordinaire, trouver un passage secret derrière une surface, détourner les signes pour y glisser un souffle neuf. Dans ces gestes se jouent à la fois la nécessité de survivre et l’invention d’espaces intimes. L’évasion se fabrique avec peu : un détail, un objet détourné, une couleur. Elle devient une manière de tenir, de respirer, d’habiter autrement. L’exposition désigne donc moins une fuite qu’une stratégie de vie, une manière d’affirmer que le fragile, l’imaginaire et le poétique sont des issues possibles.

Le jaune comme issue : 

Le jaune traverse l’exposition. Il se dépose sur les murs, filtre la lumière des néons, tamise les fenêtres, s’infiltre dans les sculptures et les objets. C’est une couleur qui ne se contente pas d’habiller l’espace : elle l’inonde, l’altère, l’ouvre. Jaune d’œuf, cœur fragile protégé par une coquille ; jaune lumineux, comme une trouée solaire dans une pièce close. Il porte en lui cette double tension : matière intérieure, intime, et éclat extérieur, irradiant. Ni signal d’alerte ni simple décor, le jaune agit ici comme une invitation à franchir la limite, à imaginer une possible sortie.​​​​​​​​​​​​​​​​

Design graphique: Buliash Todaeva

Les Arpents du Paradis, expo de Cécilia Philippe

Exposition du 29 novembre au 7 février. Vernissage le samedi 29 novembre de 16h à 20h.

Née en 1985, Cécilia Philippe s’est d’abord formée au graphisme et à la photographie à l’Ecole des Beaux-Arts de Cambrai. De cette formation, elle conserve le goût de la structure, de la composition et des couleurs. Son travail s’enracine dans une réflexion sur l’histoire du jardin occidental, espace de domination de la nature, de spiritualité et de création.

Le jardin ornemental, rappelle-t-elle, s’ancre dans la relation paradoxale que l’humain entretient avec la nature : un désir de contrôle, traversé par la nostalgie du paradis perdu. Cécilia Philippe affectionne particulièrement le jardin à l’anglaise, fait de désordres calculés pour donner le plus savamment possible une impression de nature. Cette tension entre naturel et artificiel infuse sa démarche : composer, répéter, imiter tout en laissant la place à l’inattendu.

Le titre de l’exposition, Les Arpents du Paradis, est une invitation de l’artiste à la déambulation et à la contemplation. L’arpent, unité de mesure ancienne et imprécise, a donné le verbe arpenter: mesurer le monde, mais aussi le reconnaître. C’est une activité que l’artiste pratique assidûment, marchant, observant, traversant forêts, campagnes et jardins, selon le rythme des saisons. C’est là qu’elle puise son inspiration, attentive aux cycles, aux floraisons, aux variations de lumières et de couleurs. Le paradis évoqué ici est évidemment le jardin, un jardin devenu légèrement dystopique, où sa beauté se heurte à sa propre artificialité.

Sidereus Nuncius, exposition de Sohyun Park

Artiste plasticienne coréenne, née en 1991, Sohyun Park travaille entre Lyon et Séoul. En 2019, elle est diplômée des Beaux-Arts de Grenoble et développe depuis un travail autour de ses allers-retours entre la France, la Corée et les pays alentours. Elle a une pratique du dessin, de la peinture et des maquettes. Elle présente à L’attrape-couleurs également de la broderie et des photographies.

Sidereus Nuncius (traduit du latin par « Le messager des étoiles »), tire son nom du premier ouvrage scientifique sur l’astronomie rédigé à partir d’observations à la lunette astronomique, par Galilée en 1610.

L’exposition présente une histoire oubliée des civilisations par l’étude des constellations dites obsolètes, des planètes il y a 4 milliards d’année, de la Lune. L’artiste coréenne Sohyun Park s’intéresse à l’histoire de l’humanité à travers l’étude des astres, des récits historiques et scientifiques. Elle utilise la cartographie pour tenter de comprendre notre position dans l’Univers.

Ce travail de restauration des souvenirs ancestraux est une tentative de renouer avec ces récits oubliés entre le Ciel et les Hommes.

Les lauréats de l’appel à candidatures programmation 2026

Dans le cadre de sa programmation artistique 2026, L’attrape-couleurs a lancé un appel à candidatures pour ses expositions, ouvert à tous·tes les artistes professionnels·elles. 

Le comité artistique – constitué de membres volontaires du conseil d’administration de L’attrape-couleurs – a choisi les lauréats de notre appel à candidatures pour la programmation 2026.

Les lauréats sont : 

Alan Croissant
Jeanne Chopy
Clémence Rousseau
Louise Perrussel

Ces 4 artistes exposeront à L’attrape-couleurs en 2026. Félicitations à eux !

Nous tenons également à remercier les près de 200 artistes qui ont pris le temps de nous envoyer leur dossier de candidature. Nous avons reçu énormément de dossiers de grande qualité.

Pour exposer à L’attrape-couleurs en 2027 : répondez à l’appel à candidatures qui sera mis en ligne début 2026.
Pour profiter gratuitement d’un atelier à l’occasion d’une résidence artistique de 3 mois en 2026 : répondez à l’appel à candidatures qui sera mis en ligne en septembre 2025.

I’m singing in the pain, exposition de Lola Fontanié


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Exposition du 19 octobre 2024 au 18 janvier 2025
Finissage le samedi 18 janvier – performance à 18h, prix libre.

I’m singing in the pain est une installation activée par une performance reprenant les codes visuels et formels de milieux aquatiques artificiels comme la piscine, l’aquarium ou la salle de bain. Ainsi, le podium de natation, le porte-serviette, le plongeoir ou encore les hublots et les parapluies composant cette installation façonnent une fiction qui se joue des spectateur·ices par une série de décalages.

La performance met en scène une personnage mi-humaine mi-poissonne qui parle au public, entre poésie, chansons et simples questions. C’est une ode aux ruptures, une tentative de se libérer du monde et des normes qui le composent. Cette performance questionne la possibilité de s’extraire d’une société qui ne nous ressemble pas, qui nous est hostile. Elle explore la fuite, la volonté de construire ailleurs comme forme possible de résistance. Le monologue tragi-comique de la personnage oscille entre l’impossibilité de quitter le monde si ce n’est par la mort, et la nécessité de ne plus se conformer à une société occidentale brutale et inhospitalière. Dans cette performance composée de cinq tableaux, la personnage traverse plusieurs états qui filent une métaphore liée à l’eau, à la noyade tout en jouant avec les publics et en parlant du hasard, à la fois constitutif de grandes injustices et des alliances les plus fortuites.

La scénographie qui demeure après elle est marquée par son absence. Les costumes et les objets qu’elle a activés sont accrochés dans l’espace. Le texte est visible, éparpillé sur des morceaux de tissus étendus sur des portes serviettes de salle de bain, comme si ses pensées étaient en train de sécher. Les deux chansons chantées dans la performance sont également diffusées ponctuellement dans l’exposition. Cette installation emprunte à l’espace domestique, au décor de conte et au sous-marin, laissant la place aux publics de vagabonder, de tisser des liens, comme des réponses à une énigme, entre ces différents éléments. Sur le podium est posé un grand jeu de l’oie, ou plutôt un grand jeu de la poissonne, aux règles inhabituelles qui invite les public à jouer pour mieux s’interroger:

Est ce que l’on peut se noyer à la surface ? L’océan est-il aussi profond que la nuit ? Est ce que rompre c’est dire la vérité ?”


Lola Fontanié vit et travaille à Lyon. Elle est diplômée de l’ISDAT (Toulouse) et de l’ESACM (Clermont-Ferrand). Traversée par des collaborations et des collectifs, sa pratique se développe à travers différents médiums, principalement l’écriture, l’installation et la performance. Elle construit des situations et des dispositifs qui cherchent à donner une place aux publics et à détourner les moments de représentation en abordant avec un humour très sérieux des questions féministes et d’identités. Depuis avril 2021, elle est membre de l’association somme toute (Cl-Fd) et en 2022 elle intègre le comité éditorial de La Belle Revue. À son travail plastique s’ajoute une pratique de commissaire où elle développe des formats d’événements qui valorisent les pratiques performatives et de live. Elle participe à l’exposition collective “Après tout,” à La Serre à Saint-Etienne en 2023, au cabaret “LIBRA, GEMINI ET COMPAGNIE” à La Tôlerie à Clermont Ferrand en 2022 et au duo show “Copainx” au basculeur à Revel-Tourdan en 2021.

https://lolafontanie.hotglue.me/

Dossier de presse – Lola Fontanié

Livret de jeux – Lola Fontanié

Dossier enseignants – Lola Fontanié

Vernissage de l’exposition « In between, the main falls » de Yorick Simon

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In Between, the main falls,

une exposition de Yorick Simon

Exposition du 9 septembre au 28 octobre 2023

Vernissage le samedi 9 septembre de 16h à 20h

L’attrape-couleurs a le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition « In between, the main falls » de Yorick Simon :

– ouverture de 16h à 20h en présence de l’artiste

L’exposition personnelle de Yorick Simon se joue au rez-de-chaussée de la tour Panoramique de la Duchère à Lyon. Un ancien espace bureaucratique ayant gardé tous ses attributs d’aménagements. In Between, the main falls est une tentative de diversion autour d’un état de crise ou d’illusion, celui d’une petite structure qui aurait trouvé son point d’équilibre dans la chute. Un état stable mais paradoxalement symptomatique d’une discrète défaillance générale, où les objets ne semblent plus informer autre chose que l’ambivalence de leur propre expression.

Yorick Simon (1996, Lyon) vit et travaille actuellement à Paris. Il a obtenu le DNSEP avec les félicitation du jury à l’École Nationale Supérieure des Beaux-arts de Lyon en 2022. Il est lauréat du Prix Linossier 2022. Son travail a donné lieu à une première exposition à Lyon, « Ouvert à tous les vents » en mai 2023 à Monopôle.

CAFÉ & BRODERIE SUR PAPIER avec l’artiste MYNAH

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CAFÉ & BRODERIE SUR PAPIER avec l’artiste MYNAH

Autour d’un café, venez apprendre une nouvelle technique pour faire vibrer vos dessins en entremêlant les matières ! Lors de cet atelier, vous broderez un dessin sur papier et apprendrez les bases du points stitch pour apporter une autre dimension à vos créations. L’artiste Mynah vous accompagnera pour vous familiariser avec la technique et repartir non seulement avec votre dessin mais également avec plusieurs astuces pour continuer vos explorations artistiques !

RDV au Au Foyer Protestant de la Duchère, 309 avenue Andreï Sakharov, 69009, Lyon

de 10h à 12h les :

– Jeudi 13 juillet
– Jeudi 20 juillet
– Jeudi 27 juillet
– Jeudi 3 août

Ouvert à toutes et tous (enfants à partir de 6 ans), gratuit, accès libre.
Renseignements : 04 78 35 30 66.
Un projet porté par le Foyer Protestant de la Duchère et L’attrape-couleurs, avec le soutien de la Métropole de Lyon.

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Vernissage de l’exposition « lisières » de Nathalie Jover

VISUEL EXPO ATTRAPE COULEURS A5 6 basse deflisières, une exposition de Nathalie Jover

Exposition du 10 juin au 22 juillet 2023

Vernissage le samedi 10 juin 2023 de 16h à 20h

 

L’attrape-couleurs a le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition « lisières » de Nathalie Jover :

– ouverture de 16h à 20h. L’artiste sera présente sur place pour vous présenter son travail.

« Il était passé à côté d’elle, juste à côté d’elle sans la voir. Parce qu’elle était de ces âmes qui ne font aucun signe, mais qu’il faut patiemment interroger, sur lesquelles il faut savoir poser le regard. Un peintre en aurait fait autrefois le sujet d’un tableau de genre. Elle aurait été
lingère,
porteuse d’eau
ou dentellière.»

La dentellière de Claude Goretta, avec Isabelle Huppert,
d’après le romain de Pascal Lainé, prix Goncourt 1974.

L’entrée ne se trouve pas aisément, il faut passer par la gauche, longer un bassin de béton dont l’eau semble le reste d’une pluie lointaine.
Puis, une porte vitrée dont on pousse des poignées d’aluminium.
Un sas, une loge, un présentoir, une deuxième porte vitrée.
Une faible lumière baigne une pièce arquée à quatre pointes et sept fenêtres.
À travers leurs films sans teint, la vue porte à moins de cinq mètres.
Les cadres des fenêtres d’un aluminium épais retiennent notre regard à l’intérieur.
Ricochant sur radiateurs, interrupteurs, multiprises, caches plastique et autres boîtiers avant d’atteindre celui d’un vert lumineux au fond de la pièce qui indique : «Sortie».
Le plafond étend une trame de dalles de polystyrène montées sur rails, interrompue de puits de néons aux claies métalliques. Ils semblent éteindre davantage encore le motif passé d’un lino renvoyant à un minéral
fictif.
Cherchant dans ce dessin des signes quelconques, on observe alors par endroits qu’il fissure et se soulève. Des bosses légères remplissent à peine le creux d’une paume. Lents retours des poussées, débuts de buttes, présages d’autres hauteurs à venir ?
Une tour ramenée à sa part de platitude. Au dos de sa dalle, on cherche l’odeur. Lisière.
Tant d’arêtes portant à défaut la molle matière. Glissements sur écrans refusant le pénétrant, à l’exception parfois d’une insertion de carte sim par une fente fine. Fenêtres sans réalité. Tours érigées à l’algorithme.
Nous avons quitté les lieux, nous avons quitté les lieux.
Milieu porté à sa rupture, lisière.
Rappel des masses, glissements, sédiments.
Le panorama ne parvient pas aux fenêtres.
À défaut, pourvoir les fenêtres.
Art pour rideaux
Désuétude aluminium
Lés et lisières
Ornements d’intérieurs
Boîtiers pour bureautique
Moulures pour baguettes
Satin pour cordelettes.
Petites choses vaines en attente de forêt
On vient pour la voir.
Parce qu’elle est de ces architectures qui sont symbole, de celles dont l’axe est le regard et qui semblent tout savoir. Pourtant dans ces angles froids niche l’enfoui, dans ce corps de béton un grand sommeil.
Une lingère la recouvre,
une porteuse d’eau verse à son pied,
une dentellière dépose un ouvrage.

Nathalie Jover est née à Paris en 1978, elle est diplômée de l’UFR Biosciences Lyon 1, de l’Institut d’Arts Visuels d’Orléans, de la Maison de la céramique de Dieulefit et de L’ESPE de Saint-Étienne. Son travail a dernièrement été exposé au centre d’art «Le Manoir» à Mouthier-Haute-Pierre dans de Doubs, et dans le cadre du parcours d’art contemporain «Sillon» dans la Drôme en 2019 et 2021.
Après 8 ans passés dans l’atelier partagé «LaMezz» près de Lyon, elle a installé son atelier dans la Drôme en 2022.

L’attrape-couleurs est ouvert du mercredi au samedi de 14h à 18h ou sur rendez-vous. Entrée libre et gratuite.

APPEL À MODÈLES, Colligere par Philippine de Joussineau

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APPEL À MODÈLES

pour le projet photographique

Colligere par Philippine de Joussineau

Dans le cadre de sa série photographique Colligere, l’artiste Philippine de Joussineau cherche des modèles volontaires pour poser torse nu et prêter leur image au projet.

Via une prise de vue au polaroid, puis le transfert de la photographie sur un élément provenant de la nature (rochers, coquillages…),elle souhaite intégrer des volontaires à son processus créatif et faire découvrir sa pratique à un large public.

Ce projet est soutenu par L’attrape-couleurs qui lui a prêté un atelier temporaire.

Les séances photos auront lieu dans son atelier à L’attrape-couleurs.

Pour participer à ce projet,

merci de contacter Philippine de Joussineau avant le 22 juillet :

philippinedejoussineau@gmail.com

06 73 64 28 58

SÉRIE COLLIGERE

Le projet Colligere est une invitation à rencontrer des minéraux et des végétaux, qui m’ont toujours fascinés. C’est un travail de recherche, dont le support est cueilli en pleine nature. Partir marcher en quête de ceux qui m’appellent. Ils portent la trace du temps, dont le projet Colligere tente d’en transmettre l’histoire. 

Recueillir des pierres, des coquillages, du bois, des feuilles dans leur environnement naturel, sur lesquels je réalise un transfert d’émulsion à partir d’une photographie polaroïd. Je prélève lorsque la photo est fraîche. C’est un geste technique qui arrache au support prévu pour placer ailleurs une image forcément tordue, fossilisée. 

Le projet au polaroïd se construit par le chemin des formes: l’image est une sculpture, une gravure, un modelé de lumière pleine et tangible qui sort de l’ombre pour venir dire le corps. Les modèles, au buste nu, prennent la pose. L’image rend un geste – des bras de Shiva, de danseuse, d’apparat, se tiennent comme extérieurs à des corps, coupent les ombres, font retrait ou saillie, obstacle ou chemin du regard. 

L’accumulation de portraits, leur minéralisation, est à rapprocher de ce geste originel qui est de collectionner, de rassembler, d’agencer. 

C’est un projet qui interroge l’archive, l’image, l’échelle. Une galerie de corps en lutte contre la planéité de l’image. Un questionnement sur l’appartenance de l’homme au vivant.

Après une formation d’un an à l’Ecole Nationale Supérieure de Photographie à Arles, Philippine de Joussineau se consacre pleinement à la photographie depuis 2018. Son travail interroge notre rapport au monde et le paradigme dans lequel notre société nous façonne. Biophile engagée, son travail photographique s’inspire de la spiritualité au sens large et des aspects scientifiques et philosophiques du vivant basés sur la symbiose. Elle utilise essentiellement la photographie argentique, ainsi que des procédés de tirages alternatifs qui lui permettent d’explorer de nouveaux supports. Elle travaille différentes techniques telles que le transfert d’émulsion sur pierre, le gelatino-bromure sur verre, le cyanotype, et l’anthotype sur végétaux.  La peinture et la couture sur tirage, le collage ou encore la vidéo sont également des terrains d’expérimentations qu’elle affectionne. 

 

Samedi 27 mai, Finissage & Projection du film « Le Plein Pays »

DU VENT SVP

Du vent SVP, une exposition de Lorette Pouillon

Exposition du 15 avril au 27 mai 2023

 

Finissage le samedi 27 mai 2023 de 14h à 18h

Projection du film-documentaire « Le plein Pays » à 16h

 

L’attrape-couleurs est heureux de vous convier au finissage de l’exposition « Du vent SVP » de Lorette Pouillon le samedi 27 mai, de 14h à 18h, en présence de l’artiste.

 

A cette occasion, à 16h aura lieu, la projection du film-documentaire « Le plein pays« , réalisé par Antoine Boutet en 2011.
« Pour construire son exposition, Lorette s’inspire de l’histoire de l’ermite Jean-Marie Massou, qui vécut en autarcie pendant quarante-cinq ans dans la forêt de Marminiac. Le·la visiteu·r·se traverse un campement abandonné peuplé d’indices, foisonnant d’objets disséminés çà et là dans l’espace de L’attrape-couleurs. Certains sont en mouvement, comme le petit phasme-robot qui tourne perpétuellement, elle semble nous indiquer le mouvement circulaire de l’exposition, dans la déambulation qu’elle propose tout comme dans le récit qu’elle met en œuvre. D’autres objets sont inertes à l’instar du calendrier de chewing-gums, accumulés et rassemblés pour indiquer l’écoulement du temps. Une tente surplombe tous les objets, nous sommes invité.es à franchir son seuil pour observer les peintures rupestres qu’elle abrite. »

Extrait du texte écrit par Alice Marie Martin pour l’exposition « Du vent SVP »

« Le plein pays » d’Antoine Boutet (58min), 2009

lepleinpays
Ce film-documentaire dresse un portrait de l’artiste-ermite Jean-Marie Massou (1950-2020) qui a légué une œuvre protéiforme réalisée à l’écart du monde. Ce film nous montre la résistance et l’isolement de cet homme qui a vécu une quarantaine d’année en solitaire dans la forêt de Marminiac dans le Lot. En creusant dans les entrailles de la terre et en déplaçant des rochers de ses mains nues, il a créé de véritables galeries souterraines et profondes. En faisant de l’art son quotidien, Jean-Marie Massou a réussi fuir une société dans laquelle il ne trouvait pas sa place et où la modernisation n’était à l’image qu’il s’était faite du progrès.
Projection le samedi 27 mai à 16h à L’attrape-couleurs, Tour Panoramique de la Duchère, 18 Avenue du Plateau, 69009, Lyon.

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