L’ac invite les Ateliers
Luc Avargues, David Blasco, Vincent Blesbois, Hervé Bréhier, Philippe Eydieu, Audrey Galais, Sébastien Maloberti, Marion Robin, Bruno Silva, Marjolaine Turpin, Josselin Vidalenc

 

« C’est comme avancer le pied léger, prendre régulièrement de la hauteur pour observer le soleil et calculer le chemin parcouru sans qu’on sache où aller, on se retrouve à trois pas de la mer entourés de taureaux, entre ciel et terre.
Le vent semble jaune, et le bitume sent le chaud. Les voitures passantes imitent le bruit des vagues.
Les branches pourpres pointent du bout de leurs feuilles le tracé invisible des mouettes.
Fermons les yeux et regardons les veines du parquet, le rythme des volets rose et gris et le drapeau sans vent, avant de rejoindre le tabac de l’île. Après quoi, elle s’est enfuie de la maison, faire raisonner les teintes et sonner les valeurs comme des alarmes, juste pour rire, avec toi,
Héron de tous les marécages,
Et rester muet dans le matin cendré.
Le jour dort encore sous ton plumage.
Vu deux fois, un feu dans les prés.
Feux de feuilles formant sombres nuages flottent sur les remparts, et ornent les murs d’une lumière dentelée. Le soleil se couchant, la chute du jour, tombée de la nuit, tombée du jour
plus de conversations
« c’est si beau »
son petit œil perçant
toujours fixés de-sur
comme fasciné
chaque geste, chaque regard
toujours là à fixer
comme fascinés
ou pour oublier l’autorité des vecteurs.
Fondre entre les lignes et infiltrer les strates de l’architecture primaire.
Infiltrer.
Les programmes de niveaux enclenchent une dégénérescence phosphore.
Suie.
Acide, le résidu des courts-circuits précipite la décomposition de l’ordre dorique.
Les dunes de silice sont leur mémoire comme une porte sur l’irréel où le siège de nos pensées rencontre le spectre familier de l’inconscient ; à travers elle, on voit les espaces vacants et le ciel profond se taire et dévoiler les récifs milles fois foulés qui affleurent au bord du lac de nos idées. »