Restitution de résidence d’Elodie Tranchant

Restitution de résidence d’Elodie Tranchant le 23 janvier 2026 de 14h à 18h.

Élodie Tranchant est né·e en 1999 à Saint-Étienne, habite et travaille à Lyon.
Sa pratique protéiforme se développe entre la performance, l’écriture, la musique, la sculpture, l’installation et l’édition. IElle entremêle souvent ces médiums pour mettre en forme des questionnements politiques, sociaux, écologiques ou encore féministes.
Ses performances mettent en scène et en voix des groupes de personnes, des communautés matriarcales, queers, autonomes, qui se rassemblent et se reconstruisent ensemble grâce aux affects dans des contextes souvent apocalyptiques (effondrements climatiques, sociétaux, disparition). Élodie essaye dans ces thématiques souvent angoissantes, pessimistes et nihilistes de proposer des modes d’action collectifs, qui permettent de surmonter les difficultés des contextes narratifs qu’ielle déploie, notamment via des formes de rituel.
Ses installations et sculptures, elles, relient les objets à une corporalité, à un aspect viscéral propre aux êtres-vivants. Souvent, elles s’ancrent dans l’espace domestique via le choix des objets, qui ont un rapport avec le corps, l’intime, dans leur utilité première ou secondaire (matelas, couette, miroir, cadres, chauffe-eau…). Récemment ielle développe des formes sculpturales liées aux légendes et histoires peuplant les lieux qu’ielle rencontre.


IElle s’inspire de symboles et références liés aux genres de l’horreur et d’anticipation post-apocalyptique, tantôt à la religion chrétienne, aux esthétiques médiévales, aux musiques dites extrêmes (doom, black metal) et encore au bondage. Le point commun de ces domaines est la façon dont les corps sont tiraillés et mis en scènes entre souffrance, désespoir et des sentiments comme le plaisir, l’espérance ou encore la rédemption, mais aussi par la présence ou par l’esthétique de personnages archétypés comme lae sorcièr·e, le diable, des sirènes, démons ou succubes.
Les objets d’Élodie se chargent alors d’un double statut, entre sculpture et objet performatif, que l’on retrouve aussi dans ces moments charnières que sont les rites, rituels et prestations scéniques.
Lors de sa résidence à L’attrape-couleurs, Élodie expérimente des formes pour une prochaine performance, De l’eau, de l’eau, de l’eau.
Cette performance mêle texte, chant, sculpture et gestes rituels, dans une narration fictive apocalyptique.
« En France, dans un futur ravagé par la sécheresse, trois personnages veillent sur une piscine, réserve d’eau locale qui ne se remplit qu’une semaine par an, lors d’une pluie drue et cruciale, devenant un enjeu économique et social. » Cette performance interroge l’éco-anxiété et les inégalités sociales exa cerbées par l’effondrement climatique. Le texte, porté par plusieurs voix, propose une forme de rituel partagé qui traverse des questions de lutte des classes, de répartition des ressources, et de faire ensemble grâce aux affects dans un monde en mutation.

Les expérimentation d’Élodie se focalisent sur une scène « mémoire » de la performance, se jouant dans une chambre, on y voit deux personnages, Ondine et Ophélie discuter de leur amour naissant. L’esthétique de ce souvenir prend forme dans de la paraffine moulée, des éléments recouverts de plâtre et des bougies fondant, s’entremêlant à ou mimant des objets du quotidien.

Garance Deprez en résidence à L’attrape-couleurs

Garance Deprez est en résidence à L’attrape-couleurs jusqu’au 25 octobre 2025. La restitution de sa résidence aura lieu le vendredi 24 octobre de 14h à 18h.

« À partir de matériaux tels que la céramique, le cuir, les matières synthétiques comme le silicone et le vinyle, j’assemble de manière hybride avec des gestes qui proviennent souvent de techniques textiles des pièces qui sont installées dans l’espace. Je travaille également avec la vidéo et le son, qui me permettent des capsules d’auto-mise en scène, d’intéragir avec les objets et d’activer les matières.

Ces objets et pièces sont installés dans l’espace, posés à même le sol sur le béton ou le carrelage, détendus, logés dans ses recoins et interstices, pour se répandre et en couler, suspendus ou tendus, sollicitant ou contournant ses aspérités pour s’y accrocher.

À ces installations se mêlent des fragments de textes, issus d’une pratique régulière et fondatrice de l’écriture, qui apparaissent de façon plus discrète dans mes installations. Ma pratique de l’écriture donne aussi lieu à des lectures, souvent sur des modes rapides qui entraînent un essoufflement.

Cette apparition découpée du texte correspond aussi à un mode de travail par fragments et traces, qui sont ceux des corps, de l’intime, de l’extime. Sans passer par des représentations formelles et frontales, ces éléments tirées de divers référentiels me permettent d’aborder mes questionnements queer et féministes inclusifs. »

Garance Deprez

28/06 Restitution de résidence de l’artiste Hsiao-Mei Hsu

IMG_3831 copieHsiao-Mei Hsu est en résidence artistique à L’attrape-couleurs depuis le 2 avril et présentera son travail lors d’une restitution le samedi 28 juin de 14h à 18h.

Initialement formée en écologie végétale à Taïwan, son pays d’origine, son besoin de l’art a amené Hsiao-Mei Hsu à poursuivre un chemin artistique. Diplômée en art à l’École supérieure d’art de Tourcoing en 2022, elle pratique aujourd’hui le dessin, l’installation et l’image entre Chalon-sur-Saône et Taïwan. Son travail trouve sa source dans ce qui nous rend fragiles, en proposant d’accueillir cette vulnérabilité. Elle s’intéresse ainsi à la mémoire personnelle, aux micro-histoires et aux récits, et aussi à la nature universelle des leurs éléments qui nous relient.

Pendant sa résidence à L’attrape-couleurs, elle travaille autour du sujet de la mémoire perdue, initié à cause de l’atteinte d’une maladie d’un des ses proches. A partir des éléments récupérés chez son proche, elle reconstitue leurs souvenirs en commun sous forme d’édition, d’installation textile, de photographie…

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Dans le cadre de sa résidence à L’attrape-couleurs, l’artiste Hsiao-Mei Hsu vous invite à participer à un atelier de fabrication d’un objet de votre enfance le samedi 17 mai de 14h à 16h. Avec la technique du dessin ou du modelage, les participant.es seront guidé.es pour recréer cet objet d’après leur mémoire et seront ensuite invité.es à partager des histoires autour. Pour ceux.celles qui le souhaitent, une création collaborative avec l’artiste est aussi possible.

Atelier gratuit, réservé aux adultes de plus de 18 ans, inscriptions obligatoires par mail à contact@attrape-couleurs.com

Résidence de Nicolas Brunelle

En résidence du 20 septembre au 31 décembre 2024.

Né en 1997 à Belfort, Nicolas Brunelle est artiste, programmeur, et chercheur. Après son master à Hors-Format, dans la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, il s’installe à Lyon, où il a achevé ses études de philosophie sur la technoesthétique de l’imagerie d’intelligence artificielle, dans le cadre d’un mémoire à l’université Jean Moulin, Lyon III.

Ses pratiques prennent fréquemment la forme d’éditions et de manifestations collaboratives, récemment à travers des cadres organisés avec le collectif Entropies, qu’il fonde en juillet 2022.

https://www.nicolasbrunelle.com/#

Note d’intention de l’artiste :

« Dans le cadre de cette résidence, je souhaiterais profiter de l’espace et de la possibilité de rencontrer et de travailler avec les autres artistes de l’attrape-couleurs pour continuer de développer des projets éditoriaux collaboratifs et transdisciplinaires, comme c’est le cas de Serres*. J’installerai les appareils que j’utilise actuellement pour faire de l’édition dans cet espace, dans le but de développer ces projets sur place. Ce qui peut aboutir à une présentation publique du processus de fabrication de ces éditions, de la curation au façonnage, ce qui m’intéresserait d’autant plus si ce projet se développe d’une façon qui fasse intervenir les artistes déjà présents. De plus, je souhaiterais pendant cette période travailler sur l’organisation d’un événement d’un réseau de collectifs d’artistes, réseau qui est actuellement mis en place en collaboration avec Dos Mares, à Marseille. »

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Querelle de moineau, Nicolas Brunelle

« Querelle de moineaux est un texte et une performance qui se situe entre la poésie, la citation et la fiction. Elle décrira le vol d’une volée d’oiseaux, une querelle de moineaux. Elle utilisera une installation vidéo interactive qui devra être activée pour servir de support narratif. J’ai déjà commencé à travailler sur le texte et le dispositif qui sera utilisé. Ce projet fait partie d’un travail thématique Being , inspiré par le poème de George Of Being Numerous et par l’ouvrage de Natasha Lennard Being Numerous: Essays on Non-Fascist Life. Dans cette série, le sujet central est le désir de collaboration. Dans une première vidéo réalisée en 2021, l’accent était mis sur l’état sans fin du « commencement » de la perspective de travailler ensemble, de la fragilité et des doutes dans ce moment. 

Sommes-nous voués au conflit au point que toute initiative collective doive être à tout moment parfaitement alignée sur les intérêts de chacun ? À l’inverse, n’est-il pas possible de trouver un point de convergence des intérêts de chacun ? Comment naviguer entre les appels à des imaginaires, de pratiques collectives, et le constat permanent qu’être nombreux n’est pas la position la plus favorable, sans être trop idéaliste ? Et comment y parvenir ensemble ? » Nicolas Brunelle

 

 

Valentine Haibette en résidence à L’attrape-couleurs

Résidence du 1er juin au 31 juillet 2024.

Valentine Haibette est une balance, ascendant bélier, lunaire cancer, né en 1997 à Lille. Après une année aux Beaux-Arts de Tourcoing, elle entre aux Beaux-Arts de Lyon, dont elle sort diplômée en 2023. Vit et travaille entre Lille et Lyon.

Dans son travail multidisciplinaire, elle travaille principalement en écriture
et installation, abordant ses recherches sur la mythologie, la narration, le cosmogonisme et l’écologie. 

Note d’intention : 
«Dans la continuité de LA MUETE, présentée au mois de septembre, l’importance de mêler sculpture et lecture est devenue évidente pour moi.

J’ai alors commencé des recherches sur l’Ars Combinatoria, une machine à vérité, créée par le catalan Ramon Llull ; composée de treize rouages, elle n’existe que conceptuellement, et n’a démontré jusqu’alors que la vérité pouvait être une construction sémantique.
J’ai souhaité continuer ces recherches et pouvoir les traduire de manière plastique ; mettre en place une structure en bois, avec un mécanisme de rouages, tout en continuant mon travail d’écriture sur la construction de l’Histoire. Les deux influant l’un sur l’autre, cela me permettrait de continuer l’écriture de La fin n’existe pas. »

 

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Valentine Haibette, Or, fées, installation, 2022.

Guénaëlle de Carbonnières en résidence pour préparer sa future exposition

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Afin de préparer son exposition qui aura lieu du 25 novembre 2023 au 20 janvier 2024, Guénaëlle de Carbonnières est en résidence à L’attrape-couleurs du 7 septembre au 24 novembre 2023.

Guénaëlle de Carbonnières (1986, Paris) vit et travaille en Saône-et-Loire. Initialement formée en philosophie, elle est agrégée et professeure en Arts plastiques, diplômée en Arts et Médias numériques de l’Université Panthéon-Sorbonne. Artiste émergente, elle rejoint en 2021 la Galerie Françoise Besson à Lyon et la Galerie Binome à Paris. Son travail a été présenté notamment à Unseen (Amsterdam), à la Galerie Michèle Chomette (Paris), à la MAPRAA (Lyon) et à la Fondation Renaud (Lyon) et à La Résidence (Dompierre-sur-Besbre), sur le parcours en résonance avec la Biennale de Lyon.

En 2022, sa première exposition personnelle à la Galerie Françoise Besson a reçu le soutien du CNAP. Elle a mené récemment deux résidences de création, à la Fondation Renaud, et à la Maison du Grand Site en 2023, en lien avec le Musée de la Préhistoire de Solutré. Elle termine actuellement un projet soutenu par la DRAC Bourgogne-Franche-Comté, et mené en résidence au GRRRANIT, Scène Nationale de Belfort, en partenariat avec l’Espace Multimédia Gantner (Bourogne).

En 2023, elle a présenté sa première exposition personnelle à la galerie Binome, suivie d’une présentation à Art Paris et prochainement à Paris Photo. Elle mènera en 2024 une résidence de création au Centre d’arts plastiques Madeleine Lambert de Vénissieux.

Site web de l’artiste

Plus d’information à venir…

L’artiste Romain Coppin, en résidence du 1er septembre au 31 décembre

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Romain Coppin sera en résidence à L’attrape couleurs du 1er septembre au 31 décembre 2023.

« Mon travail pictural prend forme à partir d’un processus de sélection et d’assemblage d’images venant d’internet ou de photographies prises par moi-même. Il me suffit de puiser dans cette collection éclectique pour composer mes collages qui deviendront les futurs sujets de mes peintures. Mes premiers tableaux, proches du mobilier en ruine et de la sculpture épave, se sont vus affubler d’éléments anthropomorphiques et ainsi se transformer peu à peu en chimères indéterminées composées de fragments.

Les sujets, personnages ou sculptures, présent dans mes peintures prennent source tant dans les grylles du Moyen-Age et dans la peinture des grotesques et métamorphoses du XVIème siècle en Italie ainsi que dans le capriccio, omniprésent dans la culture du XVIIIème siècle. De même, les planches illustratives des botanistes, biologistes et autres naturalistes du XIXème siècle sont le terreau de mes recherches.

Matériaux triviaux et éléments hétéroclites puisés dans le réel s’unissent par des combinaisons invraisemblables, par des jeux de substitutions ou d’additions pour former une structure autonome où tout est lié, l’animal, le végétal, le minéral. À cette similitude des rapports internes aux choses, s’ajoute la tentative de rapiécer ce qui peut apparaitre comme une absence d’ordre au départ, pour aboutir à une confusion organisée.

En parallèle, j’aborde une seconde pratique picturale à mi-chemin entre l’absurde et le cynisme qui trouve son origine à partir d’images invraisemblables trouvées dans les banques de photographies d’internet mais également dans des situations de la vie quotidienne. J’essaie alors de déplacer ces sujets, qui semblent sans intérêt, sans grande noblesse, vers la peinture à l’huile et leur conférer ainsi un autre statut. »

Romain Coppin est un artiste plasticien français né en 1991 et vivant à Lyon. Après avoir étudié le design d’objet à l’Ecole supérieure des arts appliqués de Bourgogne il a poursuivit son parcours à l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims en design d’objet et d’espace avant de débuter officiellement son activité de sculpteur à Amsterdam en duo sous le nom de Messgewand. Son travail, à mi-chemin entre la sculpture et le design de mobilier se déclenche par l’association de matériaux et d’objets hétéroclites. De la même manière, sa pratique picturale prend source dans l’hybridation d’images. Bien qu’ayant toujours manipulé les images numériquement, c’est seulement en 2021 qu’il décide de s’adonner à la peinture.

Floris Dutoit, en résidence à L’attrape-couleurs jusqu’au 31 août

Floris Dutoit - Double Porky, 2023 résine acrylique sur lin

Résidence du 1er au 31 août 2023.

Juste après sa résidence à la Factatory et afin de préparer son exposition personnelle, qui se tient du 19 septembre au 29 octobre 2023 à la galerie Henri Chartier, l’artiste Floris Dutoit est en résidence artistique à L’attrape-couleurs au mois d’août 2023.

« Je collectionne des images qui passent ensuite par une pratique de la transformation numérique ou du collage. Les zoom-in et les modifications entraînent la perte du motif original comme un système digestif d’images. Ce que je fuis le plus, c’est l’ennui et l’indifférence. C’est la raison pour laquelle je n’hésite pas à être excessif, décrire des références peu recommandables, déplaisantes, et même scatologiques. Les peintures sont réalisées « d’une seule traite » je ne reviens pas sur le motif si la peinture ne fonctionne pas, je la recouvre, ses couches font alors partie de sa texture. Du plaisir de voir découle mon besoin de peindre. L’univers quotidien de mes peintures provient du trop-plein d’images bon marché et jetables. Ces images, créées pour être détruites, trouvent leurs longévités dans mes peintures. Ma méthodologie de manipulation des images et de dessin en permanence dans tout lieu et à toute heure fait que quand j’arrive à l’atelier, je n’ai plus qu’à peindre ce que j’ai trouvé. J’interroge la signification sociale des images et leur rôle en tant qu’outils du pouvoir discret qui se manifestent à travers les médias et le divertissement. Je cherche un moyen de sortir de l’hégémonie culturelle des images de tous les jours. La langue vernaculaire et le kitsch, les formats sur packaging ou sur toile de lin sont mélangés pour ne laisser aucune place aux hiérarchies. »

Floris Dutoit (né en 1993), vit et travaille à Paris. Il a été diplômé de l’ENSBA Lyon (Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Lyon) en 2018.

En partenariat avec la Galerie Henri Chartier : Site web de la Galerie Henri Chartier

Résidence d’Emmanuelle Rosso

Résidence du 7 septembre au 28 octobre 2018

 

Quelques danseurs oubliés
Soirée de restitution : Jeudi 18 octobre 2018 à 18h30

 

Emmanuelle Rosso propose un univers de peintre. Une peinture qui s’est nourrie lors de son mois de résidence du lieu et notamment de l’île Barbe. La lumière, les arbres et bambous vus par la fenêtre de sa chambre et de l’atelier ont écrit l’histoire que vous allez découvrir.

Chaque jour, sa vision et ses sentiments ont construit des œuvres ou le décor, le mouvement, l’effacement ou la présence ont été saisis ; le paysage se jette devant nos yeux, affirmé, et c’est de cette présence-absence d’un oublié bien là que naît le mystère de la toile. Tout est là, ancré, coloré, tumultueux, et parfois diaphane mais quelque chose se passe ailleurs, à l’intérieur(e), dans les plis, entre les failles.

Entre illusions et regards, ces endroits sont imprimés sur des tissus et des toiles. Plus qu’une image, elle propose des sensations délicates dans lesquelles le regardeur peut se perdre, s’évader, se balader. Tantôt stricte, tantôt vaporeux, toujours au bord d’un rêve son processus de création raconte. Nous ne sommes pas devant une artiste qui tient sa technique comme essentielle, nous sommes devant une expérience où l’œuvre est une fenêtre sur, sous ou autour, telles des séquences dont le personnage principal est le spectateur. Les oubliés, tapis dans l’ombre, construisent un monde qui danse…

CW, septembre 2018.

Quelques danseurs oubliés sera visible du 19 au 28 octobre 2018.

www.emmanuellerosso.com

 

Visuel.EmmanuelleRosso.Sortiederésidence.Quelquesdanseursoubliés.Oct2018.jpg-red2

Nous sommes les noyés d’un rêve à venir

Dehors, il pleut, un chien aboie.
Nous nous sommes peut être faits mordre par le chien, à moins que le chien ce ne soit nous.

Cela commence ici, dans ce nulle part, ces ruines, cette chance.
Quelques éclats rôdent

Si tu mets un pistolet sur ta tempe, quelle est la seule image qu’il reste ?
Tout est vent et quelques plis
Ciels, peau, vent, oiseau, confettis, couleurs échouées, cerf volant, drapeau perdu

Déchire tous les rideaux en un cercle
Rallumer les brouillons
Des lendemains sans maquillage

 

D’une vie itinérante et actuellement à Belle île en mer, Emmanuelle Rosso fait naître des œuvres protéiformes qu’elle réunit dans sa constellation du Blue Theater Project pour explorer la thématique de la tension des liens, entre perte et disparition. Son univers révèle les vestiges d’un scénario en cours. L’acte de création y est quotidien et prolifique :  peintures, dessins, photographies, films, performances…

L’artiste dessine une trame entre esquisse et usure, entre les restes et leur théâtralité. Les matières naufragées, les brindilles, les cendres de ce qui fut, habitent un processus stroboscopique comme des séquences ressurgissent à la mémoire.

S’élaborent ainsi des installations qui mettent au jour « quelques détails oubliés » :

Emmanuelle Rosso peint comme on déterre une boîte à souvenirs.

Toute la poésie gît là, ce qui reste donne à imaginer aux regards ce qui était déjà traversé en souterrain par cette question: comment habiter en dehors de chez soi ?

Ana Zaninsky, juin 2018

Restitution de résidence de Claire Paugam >> Jusqu’au 14 avril 2018

Soirée de restitution de résidence le mardi 10 avril à partir de 18h30.

Résidence de Claire Paugam du 19 février au 15 avril.

Après deux mois de résidence à L’attrape-couleurs, Claire Paugam présente ses travaux au public dans une exposition intitulée « Entre des formes incertaines ». Pour sa résidence, Claire a dirigé sa recherche vers des questionnements autour de la composition d’une image à travers manipulations numériques et analogues, confrontant l’image au volume.

Claire Paugam est une artiste pluridisciplinaire française (née en 1991) vivant entre la France et l’Islande. Récemment diplômée de l’Académie des Arts d’Islande, Claire a participé en 2016 à la International Biennale for Young Art (Moscou). Par la suite, l’artiste s’est rendue à la Réunion où elle a été professeure assistante à l’école des Beaux-Arts pour un semestre. À l’occasion du festival islandais de la photographie 2018, l’artiste présente plusieurs œuvres au musée d’art contemporain Gerðarsafn (Islande).

Claire Paugam utilise son intuition comme outil d’investigation et l’analogie visuelle comme processus créatif. Elle n’a de cesse de provoquer des rencontres forcées, poétiques, mouvantes entre des textures, des objets naturels radicalement différents (des organes et des pierres par exemple). C’est en transgressant les différences, qu’elle met en évidence des cohérences visuelles. Une transformation mutuelle s’opère alors entre l’organique et le minéral, le vivant et l’inanimé ; au cœur de cette instabilité, de nouveaux corps apparaissent.

L’artiste crée à travers ses œuvres un journal sensoriel du paysage toujours en rapport avec le corps humain et ce par la photographie, la céramique, la vidéo, l’installation ou encore la performance.

www.clairepaugam.com

 

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